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Lumière Méditation Lumière avec Cécile Purusha Hontoy

29 mai - 31 mai
Les étapes spirituelles de la conscience affranchie des peurs et ouvrant à la JOIE.

Dans toute démarche spirituelle authentique, il existe des étapes naturelles, progressives, qui ne relèvent ni du spectaculaire ni de l’illusion. Elles relèvent d’un mûrissement intérieur et d’un effort de conscience.

La première étape est le développement du témoin.

Développer le témoin, c’est apprendre à se tenir en retrait de ses pensées, de ses émotions, de ses réactions automatiques. Ce n’est pas les rejeter, ni les combattre, mais les observer avec lucidité.

Peu à peu, une distance saine s’installe entre ce qui est vécu et celui ou celle qui observe.

C’est à cet endroit précis que la conscience s’éveille.

Lorsque le témoin est présent, la vie commence à être perçue telle qu’elle est, et non plus uniquement à travers les filtres de la peur, du désir, des croyances ou des conditionnements. Il n’y a pas encore transformation volontaire ; il y a d’abord vision claire.

Voir la vie comme elle est :

sans embellissement,

sans dramatisation, 

sans déguisement spirituel.

C’est cela, la spiritualité non déguisée.

Elle ne cherche pas à fuir la réalité, ni à la rendre acceptable par des concepts rassurants. Elle invite à regarder, simplement, honnêtement, avec présence.

Et cette vision juste ouvre naturellement à la vérité de la vie — non comme une idée à croire, mais comme une expérience d’attachements et de détachements à reconnaître menant à la JOIE.

Le témoin n’est pas une fin en soi.

Il est la porte d’entrée à une spiritualité saine vécue au quotidien.

La première clé vers une conscience affranchie de ses dépendances et croyances.

Tout l’élévation spirituelle, comme on dit, découlera de cette capacité fondamentale :

Être là, pleinement, et vivre la JOIe. Cette capacité rare à l’instantanéité !

Swami Purusha Maître yogui

Quand tout s’effondre… et que la vie commence ailleurs

Je t’écris pour te raconter quelque chose de réel, sans détour.

J’ai commencé à étudier la voie philosophique et initiatique du yoga à 21 ans. À ce moment-là, je n’étais pas du tout dans une recherche spirituelle. J’étais en situation de survie.

Je venais de subir de la violence, incluant de la séquestration. J’étais profondément marquée par ce que j’avais vécu. En même temps, je venais de vivre le rejet complet de ma famille. Je venais aussi de donner naissance à ma fille, ce qui faisait de moi une jeune mère seule, sans soutien.

Ma situation était très précaire. Je n’avais pas d’emploi stable. Mes études avaient été interrompues. J’étais immigrante dans un environnement où, malgré la langue française, je ne me sentais pas chez moi.

Je n’avais aucun réseau. Ni amis, ni proches sur qui m’appuyer.

Pour payer mon appartement d’une pièce et demie sur la rue Queen Mary à Montréal, je faisais des travaux d’entretien : je lavais les vitres de l’immeuble, je faisais le ménage, je m’occupais de différentes tâches comme concierge.

Pour me nourrir, il m’est arrivé de demander de l’aide et aussi de chercher de la nourriture dans les poubelles.

Ce sont des faits. Je ne les embellis pas.

Dans ce contexte, j’ai été invitée à une séance de yoga, puis à un séminaire portant sur la philosophie des yogas.

Je n’y suis pas allée par intérêt particulier. J’y suis allée parce que je n’avais plus de repères et que j’avais besoin de quelque chose.

Ce que j’y ai trouvé n’a pas été spectaculaire, mais déterminant.

J’ai commencé à comprendre comment me recentrer, comment respirer autrement, comment observer ce que je vivais sans m’y perdre complètement. Cela m’a donné une base intérieure que je n’avais plus.

Ce week-end-là a marqué un tournant. Ma situation extérieure n’a pas changé immédiatement, mais ma façon d’y faire face, oui. Et cela a eu des conséquences réelles dans la suite de ma vie.

Si je prends le temps de te partager cela aujourd’hui, c’est parce que je rencontre beaucoup de personnes qui vivent de la solitude, du découragement ou une perte de sens. Ce sont des états que je reconnais, parce que je les ai traversés.

Je sais qu’il est possible d’en sortir, mais pas en cherchant des solutions rapides. Cela passe par un chemin, une compréhension, un travail intérieur concret.

Ce séminaire est conçu comme un espace pour prendre du recul, comprendre ce que l’on vit, et commencer à remettre de l’ordre à l’intérieur de soi.

Si tu te reconnais dans ce que je décris, je t’invite à considérer cette démarche sérieusement.

Ce que j’ai reçu à un moment critique de ma vie a eu un impact durable. Aujourd’hui, je transmets à mon tour.

Cécile-Purusha Hontoy

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