Charles-Rafaël Payeur
Charles-Rafaël Payeur
Charles-Rafaël Payeur est né le 31 octobre 1962, à Thetford Mines, un petit village minier de la province de Québec, au Canada. Après ses études primaires, il a complété des études secondaires au Séminaire de la Très Sainte Trinité, à St-Bruno (Canada), de 1975 à 1980, avant de poursuivre ses études en sciences de la santé, un cours préparatoire aux études de médecine, au CEGEP de Sherbrooke, de 1980 à 1982. Il est ensuite entré à l’Université de Sherbrooke pour y faire des études de philosophie et de théologie, de 1982 à 1987.
Parallèlement à son cursus scolaire, Charles-Rafaël Payeur chercha très tôt des réponses aux grandes questions existentielles qui l’habitaient. Sans pouvoir encore le formuler clairement, il était également à la recherche d’une démarche de développement psychologique et spirituel, ce qu’il ne trouva pas dans les enseignements relativement pauvres de la paroisse catholique romaine que sa famille fréquentait assidûment. C’est pour ces raisons qu’il entreprit des recherches dans diverses écoles initiatiques. Cette quête lui apporta, du moins momentanément, des réponses aux grandes questions qu’il se posait. Parmi ces organisations, il s’engagea tout d’abord au sein de la Fraternité Rosicrucienne, fondée par le théosophe Max Heindel.
En effet, dès l’âge de quinze ans, il mit la main sur un exemplaire de la Cosmogonie des Rose-Croix, à la bibliothèque municipale de la ville qu’il habitait. À compter de ce jour, et bien que ses parents s’y opposèrent vivement, il suivit passionnément tous les cours offerts par la Fraternité Rosicrucienne (philosophie des Rose-Croix, astrologie et interprétation ésotérique de la Bible). À la même époque, il s’engagea auprès de la Société Théosophique, qu’il fréquenta à Montréal, et dans laquelle il fut admis comme membre par le siège international d’Adyar, en Indes.
À l’âge de dix-huit ans, dans la poursuite de ce qu’il avait entrepris trois ans auparavant, il prit les engagements de « candidat » au sein de la Fraternité Rosicrucienne, des engagements qui impliquaient notamment d’être végétarien, de ne pas consommer d’alcool et de ne pas fumer. La même année, il devint président du groupe d’étude de cette même organisation, à Sherbrooke. Il était alors entouré d’une équipe de personnes engagées et sincères qu’il n’oublia jamais. Trois ans plus tard, il obtint, pour ce groupe, le statut de Centre reconnu, un statut octroyé par le siège mondial d’Oceanside, en Californie (USA). Jusqu’en 1985, il a œuvré comme responsable et conférencier international de cet organisme. C’est au cours de cette période qu’il a pu approfondir les enseignements de la théosophie et du gnosticisme, des doctrines qu’il enseigna avec beaucoup de passion à travers des centaines de conférences qu’il présenta sur une multitude de sujets, et dans une cinquantaine d'ouvrages spécialisés qu’il rédigea tout au cours de ces années.
Pour Charles-Rafaël Payeur, ce fut une époque extrêmement riche d’enseignements et de rencontres, mais il prît ensuite une grande distance par rapport aux doctrines théosophiques de Max Heindel. Ceci étant précisé, les enseignements de la théosophie, au sujet des corps subtils et des mondes invisibles, pour ne citer que ceux-là, demeurèrent pour lui une référence utile et solide, bien qu’il ressentît très tôt la nécessité de les confronter aux doctrines originales de l’hindouisme dont ils ont été plus ou moins maladroitement tirés, et au développement contemporain du savoir scientifique. C’est toujours d’ailleurs un travail qu’il poursuit, notamment en ce qui concerne la doctrine de la réincarnation.
À ce parcours s’ajoute une rencontre décisive, toujours à la même époque, avec des représentants des Premières Nations. Charles-Rafaël Payeur découvrit effectivement chez les Amérindiens une dimension sacrée qui a bouleversé sa vie. En effet, une rencontre avec des aînés amérindiens lui a permis d’être initié à des pratiques rituelles qui l’ont conduit, pour la première fois, à ressentir vraiment ce que pouvait représenter une expérience spirituelle. La richesse de ces enseignements réside d’abord dans une quête d’unité entre le corps et l’esprit, et dans une communion plus étroite avec la nature et l’univers entier : « toutes nos relations ». Il y pratiqua de nombreux rituels, dont la salutation aux points cardinaux, la roue de médecine, la tente de sudation, la quête de vision ou la cérémonie de la pipe. Il fut même autorisé, quelques années plus tard, à les pratiquer en tant que « meneur de hutte » et « porteur de la pipe sacrée ».
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