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Pol Pelletier

514-903-5502||www.polpelletier.com

Acteure, metteure en scène, auteure, pédagogue et pionnière du féminisme au Québec, Pol Pelletier a été cofondatrice et codirectrice du Théâtre expérimental de Montréal (1975-1979), aujourd’hui le Nouveau théâtre expérimental, et du Théâtre expérimental des femmes (1979-1985), devenu Espace Go. Elle a participé à d’innombrables événements militants et théâtraux, dont le spectacle collectif et révolutionnaire La Nef des sorcières (1976). Elle a porté à la scène les textes de nombreuses écrivaines, dont Hélène Pedneault, Louky Bersianik (L’Euguélionne), Jovette Marchessault (Les Vaches de nuit, La terre est trop courte, Violette Leduc, La Pérégrin chérubinique) et Marie Vieux Chauvet (Amour, colère et folie), ainsi que des textes d’écrivains, dont James Joyce (Molly Bloom, Finnegans Wake), Federico García Lorca, Michel Garneau et Claude Gauvreau. Dans les années 1990, elle a fondé la Compagnie Pol Pelletier et créé sa célèbre trilogie : Joie, Océan et Or, présentée à Montréal et en tournée nationale et internationale, célébrée par plusieurs prix dont celui du « Masque de l’interprétation féminine », décerné par l’Académie du théâtre en 1998 pour Joie et Océan.

Pol Pelletier a consacré une grande partie de sa vie à la pédagogie et à l’analyse de l’art du jeu. En 1988, elle fonde le Dojo pour acteurEs, le premier centre d’entraînement pour artistes de la scène au Québec. Elle met sur pied une méthode – la méthode Dojo –, qui hérite de ses années de recherche sur le métier d’acteurE et son rôle dans la société, d’une pratique théâtrale riche, d’un intérêt marqué pour l’apport d’Artaud, Grotowski et Barba à la réflexion sur les arts de la scène et le corps en jeu, de la pratique de plusieurs formes de danse (capoeira, claquette, tango, danses africaines), de l’autodéfense (qu’elle a enseigné pendant plusieurs années), de la relaxation, ainsi que d’une réflexion sur l’inconscient collectif, la guérison et l’Histoire. Près de 4000 personnes ont été initiées à l’approche Dojo. Sa méthode a été enseignée à l’Université du Québec à Montréal, au Cirque du Soleil, à la Nouvelle compagnie théâtrale, à l’École nationale de théâtre à Montréal et dans plusieurs pays: France, Brésil, Australie, Canada anglais, Danemark, Mexique, pour divers organismes, théâtres, compagnies de danse et festivals. En 2004, elle adapte sa méthode pour le grand public.

De 2005 à 2008, elle a travaillé en France où elle a présenté Nicole, c’est moi (aussi jouée à Montréal et à Québec) et Une Contrée sauvage appelée Courage. En 2008, elle a créé, au Musée de l’Amérique française, à Québec, La Pérégrin chérubinique de Jovette Marchessault, avec le musicien Jean-Jacques Lemêtre. En 2009, elle a présenté Une Contrée sauvage appelée Courage à Ex-Centris à Montréal. En décembre 2009, pour la grande commémoration des 20 ans de la tuerie de Polytechnique, elle a interprété un extrait de son spectacle Nicole, c’est moi à Montréal. En 2010, elle a créé, à l’occasion d’Une journée pour Haïti au FTA, le monologue Folie, tiré du grand roman Amour, colère et folie, de l’auteure haïtienne Marie Vieux Chauvet. En décembre 2011, elle a installé temporairement son « Sauvage théâtre des femmes » à La Tangueria où elle a fait revivre les Lundis de l’histoire des femmes (une série du défunt Théâtre expérimental des femmes) dans un long récit intitulé Le Québec est une femme refoulée, c’est pourquoi il se meurt. En 2012, à l’occasion du FTA, elle a repris La Pérégrin Chérubinique de Jovette Marchessault, texte qu’elle interprétera dans une église désacralisée du quartier Centre-Sud, occupée au mois de décembre 2012, pour y présenter des lectures (Louky Bersianik, Hélène Pedneault), des événements théâtraux et pédagogiques (entretien avec Jean-Jacques Dubois, commémoration des événements de Polytechnique), ainsi que sa plus récente création, La Robe blanche. Cette pièce de théâtre a été présentée à plusieurs reprises jusqu’en 2016 au Théâtre du Marais à Val-Morin, au Cercle à Québec, à la librairie Le Port-de-tête, au Centre humaniste de Montréal, ainsi qu’à la Maison Ludger-Duvernay de la Société Saint-Jean-Baptiste.

Depuis 2012, la femme de théâtre a participé à de nombreux événements de prise de parole. On a pu la voir, notamment, à l’événement Nous ?, présenté au Monument national en avril 2012, ainsi que lors de la soirée Femmes, féministes et indépendantistes, présentée au Lion D’or en 2015. En 2014, dans un appartement de Montréal, elle a présenté des spectacles clandestins alliant art, pédagogie et politique, faisant intervenir la notion d’inconscient collectif, à partir de dates historiques porteuses de traumatismes (les événements d’octobre 1970, la tuerie de Polytechnique, par exemple). En mars 2016, quarantième anniversaire de la création de La Nef des sorcières, elle a fait revivre la ferveur de l’époque et rendu hommage aux créatrices du spectacle à l’Écomusée du Fier-monde. En juin 2016, elle a offert un spectacle de rue, devant l’ancienne Maison de Beaujeu. Elle présente, en avril 2017, sa plus récente création, un duo avec la danseuse Rae Bowhay, sur L’art poétique de France Théoret.

 

Le travail de Pol Pelletier consiste à créer des espaces où cohabitent le Féminin et l’art théâtral. Le Féminin représente la part opprimée de l’humanité. Le théâtre est le lieu où s’exprime le plus exactement l’inconscient collectif d’un peuple. Le point de rencontre de ces deux passions de sa vie est le lieu où la vérité se rend manifeste.

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